Bonjour les gens,
Le principe d'un blog étant de donner de ses nouvelles (en plus d'écrire sur son ressenti d'ancien expat ou de partager ses goûts musicaux), je vais une fois n'est pas coutume me plier à cet exercice de style.
Vous le savez sans doute, je travaille depuis le mois de novembre dernier au Centre Japonais des Collectivités Locales, à Paris. La majeure partie de mes collègues sont japonais, le travail (présentation du Programme JET, traductions, site web et magazine) est varié et me permet de rencontrer un grand nombre de gens sympas, français et japonais.
Dans le même temps, j'ai repris mes études. Je suis en dernière année de master d'études japonaises, à l'INALCO. Je soutiens en septembre un mémoire qui tourne autour de la traduction d'un ouvrage de Nakae Chômin, philosophe japonais, écrit en 1901. On parle de publier cette traduction, mais je n'en suis pas encore là, le mois d'août va être très studieux.
Cela fait maintenant plus de six mois que j'habite Paris, du côté de Bercy. Le travail est à une demi-heure de transport, ce qui est appréciable. J'ai un cinéma, un dôjô, une école d'accordéon près de chez moi, je ne m'ennuie pas. Cet été, il y a beaucoup de bals gratuits organisés sur les quais de Seine. J'y vais le mardi et le jeudi et j'apprends les danses traditionnelles françaises avec des gens charmants.
Le meilleur aspect de cette vie à Paris, c'est la colocation avec mon ami de Shanghai, Li Song. C'est le roi de la cuisine, il est incollable en cinéma et a toujours le mot pour rire quand je n'ai pas le moral. Quel dommage que lui et sa femme, la charmante Jeanne, partent à Pékin en septembre !
Du coup, c'est un retour à la case départ pour moi : je rentre chez mes parents, à Brunoy. Retour sur la ligne D du RER ! Il faut voir les choses du bon côté, je vais pouvoir passer du temps avec mes parents, faire de la musique avec mon frère jusqu'à pas d'heure, vagabonder à travers champs et retrouver mon club d'aikido préféré…
Et puis, pour honnête, je ne resterai pas longtemps chez mes parents. Avec le soutien de mes professeurs, de mes collègues et de ma famille, j'ai postulé à une bourse du gouvernement japonais, il y a quelques mois. Ca a été beaucoup de stress, mais je suis pris ! Je pars étudier l'histoire du Japon moderne à l'Université de Kyôto à partir d'avril 2009.
Après trois années passées à travailler pour les collectivités japonaises, à Tochigi et à Paris, me voilà aujourd'hui boursier du gouvernement japonais, pour quelques années. Le Japon est à n'en point douter ma seconde patrie, qui me fait confiance, m'aide à mûrir et me fait manger !
D'ici là, il me reste huit mois à passer en France, avant le grand départ. J'espère avoir le plaisir de voir plus souvent mes amis (et ma famille) que je n'ai pas assez vu, de voyager un peu pour visiter l'Europe, d'apprendre toujours plus de danses traditionnelles et toujours plus d'airs d'accordéon. La suite se fait à Kyôto. Vous y êtes toutes et tous conviés. Ceux qui sont venus à Tochigi savent que ce ne sont pas des paroles en l'air. Portez-vous bien.
Zayt gezunt !