Bonjour,
Il est 4:18 dans ma petite chambre de la cité universitaire d'Ôbaku.
J'ai bien récupéré des 12h d'avion et des démarches administratives sans fin qui ont suivi.
Ôbaku
est, pardonnez-moi l'expression, un trou. A cela s'ajoute la mauvaise
surprise que la chambre où je loge est complètement vide. Disons que
j'ai quand même le lit, le bureau, le frigo et trois placards, mais je
n'ai même pas un cintre pour accrocher mes chemises !
Avec la première épicerie à 10 minutes de marches, je ne suis pas prêt de me meubler.
J'oublie de mentionner la beauté de la végétation et des grandes maisons en bois tout autour, qui m'ont quand même réchauffer le coeur, ainsi que la gentillesse des autres étudiants qui, qu'ils soient malais, polonais ou vietnamiens, partagent des rêves (et donc des inquiétudes) pareilles aux miens.
En à peine douze heures d'avion (et quelques films),
j'ai quitté la tranquillité rassurante de mon petit village essonnien
pour celle d'Ôbaku. Pour être honnête, je brûle d'aller à Kyôto, la
grande et belle, et de me prendre la claque de ma vie sur le campus de
l'université.
Fini le confort des repas chauds et lessives de ma
mère. A partir d'aujourd'hui, chaque jour est une lutte solitaire où le
moindre cintre, la moindre cuillère se mérite !
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